2017: nouvelle année, nouvelles aventures!

Ca y est, Anao a repris la mer vers de nouvelles aventures avec Mathieu comme fier capitaine. Nous lui souhaitons bon vent!

D’un côté, cela fait un pincement au coeur de s’en séparer, cela signifie vraiment la fin de notre projet. Une bonne petite brise, un bon bord de près, calé à la gîte, debout derrière la barre à roue  … Ouah! le pied!  Que de souvenir sur notre fier coursier! Que de sensations! Nostalgie, quand tu nous tiens…

Mais d’un autre côté, un bateau, c’est fait pour naviguer, pas pour rester posé sur son ber dans un chantier!  Maintenant qu’Anao est parti, son voisin Mariposa va se sentir seul !!!

Pierre m’a demandé: « mais comment on va faire, maintenant, pour aller chercher des noix de coco? » Question existentielle! Notre soif de découvertes, de nature sauvage, de grands espaces, il faut bien que nous continuions à la transmettre à nos gars! La suite de l’aventure est encore à inventer… Sera-t-elle salée? En tous cas, bonne année à tous!

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Rester marin?

Notre vie de terriens a repris son cours. Heureusement, quelques retrouvailles de marins nous font encore rêver…

Marins, nous le resterons toujours dans l’âme. La vie quotidienne nous a naturellement emportés, mais nos projets font un peu le yoyo, après cette année d’aventure sur l’eau. Nous avions décidé tout d’abord de redevenir marins côtiers et d’abandonner temporairement le hauturier. Eric s’est même mis à rêver d’un trimaran avec des bras repliables qu’on pourrait transporter derrière la voiture pour aller écumer les plans d’eau européens.

Ensuite, nos choix ont pris une autre direction: quelques temps encore, nous voulions poursuivre notre aventure sur Anao… Nous avons donc repris les chantiers, les préparatifs de départ et avons rêvé à nouveau d’Ouest. Nous voulions tenter de pointer notre étrave vers les Scilly et l’Irlande au mois d’août.  Anao piaffait d’impatience de retrouver le large: un safran refait à neuf, un antifouling vert lagon, un radeau de survie révisé, un bimini raccommodé, des coussins de carré réparés, des coffres remplis de victuailles, un enrouleur qui enroule… Mais au dernier moment, nous avons à nouveau changé de cap dans nos projets. Trop de pression au boulot pour le capitaine, l’envie de se poser, de n’avoir pas de décision à prendre. 3 semaines sur l’eau, c’est tellement court, quand on a navigué au long cours!

Donc, nous sommes restés à terre! Certains ont démarré le surf, d’autres ont joué dans les vagues. Certains ont fait de la charpente, d’autres des confitures. Cousins, copains, ça fait du bien de passer du temps en bonne compagnie. Et tout l’équipage a embarqué sur des vélos à l’assaut des canaux bretons. Nouvelle aventure: nous sommes devenus pour quelques jours, cyclonomades. ( ce mot n’est-il pas plus élégant que « cyclotouriste »?) Tout le matos dans la remorque et c’est parti!

Voilà. Vous rêviez de prendre quelques embruns en lisant cet article? Une autre fois peut-être!

Continuez à surfer!

Voici quelques blogs de la promo qui part cet été: 2016

cocodelo.wordpress.com

pingouincolibris.fr

levoyagedeioda.wordpress.com

https://unansurleauu.wordpress.com


On avait rencontré le bateau et l’équipage de l’association « grandeur nature » aux Açores. Projet qui nous a enchantés: grandeurnature.org


Faites vous plaisir! Notre copain de voyage « Bernard Martin » publie un bouquin qui raconte ses aventures autour de l’Atlantique sur son mélody « Kanaouenn »: http://lettreskanaouenn.canalblog.com

Bilan après 12 mois de voyage

Voici quelques petites réflexions pour clore notre aventure. L’heure du bilan !

Pourquoi y a-t-il tant de Bretons sur les mers du monde.

Est-ce car la Bretagne est entourée d’eau ? Est-ce car ses côtes sont un magnifique terrain de jeu ? Pas seulement : c’est surtout car le Breton est têtu. Plus précisément, il est tenace. En effet, pour aller au bout d’une aventure en bateau, il faut une bonne dose de ténacité. Nous, comme les autres, avons eu notre lot de difficultés à surmonter: techniques, physiques, psychologiques. Et du début à la fin ! Alors je dirais que la ténacité est la plus grande qualité dont il faut s’armer pour aller au bout de son rêve !

Une grande fierté nous envahit.

Nous avons malgré toutes ces embûches réussi à aller au bout de notre rêve, et quelle fierté ! Nous sommes gonflés à bloc d’énergie pour retourner dans nos vies terriennes. Nous avons bouclé la boucle : nous avons parcouru des milliers de milles, découvert des km² de terres inconnues, rencontré des centaines de personnes nouvelles, observé une multitude d’animaux, goûté à des m3 d’eau douce ou salée, chaude ou froide, escaladé des dizaines de montagnes. Comment ne pas en être fier ?

Il va falloir se réadapter…

Par contre, nos enfants sont un peu conditionnés. Quand Tanguy rencontre quelqu’un, il lui demande dans quelle île il habite, quand on parle de maison, Pierre parle de Mamé, car la seule maison qu’il connaît c’est le gîte que ses grands parents avaient loué en Martinique. Il va falloir qu’ils se réhabituent à s’asseoir dans un siège auto, à mettre des slips sous leurs shorts, à mettre des chaussures fermées, à ne plus faire pipi debout où ça leur chante, à être efficace le matin pour aller à l’école… Quitter cette liberté, retrouver les codes sociaux… Ouh là là ! Ca va être du sport, la réadaptation !

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Ecrire est un exercice libérateur.

Avant chaque départ, j’avais besoin de mettre à jour le blog. Ecrire dans ce blog me permet de faire le point, de prendre du recul, de digérer nos modestes aventures. J’ai toujours aimé tenir un journal, faire des albums photos, construire des diaporamas… L’exercice évolue avec la technologie. Alors c’est sûr, tenir un blog, cela prend du temps, mais j’aime ça ! Ainsi, je continue à rêver ! Par contre, je n’ai pas de grandes ambitions littéraires, alors vous aurez excusé les petits couacs d’orthographe ou de formulations rencontrés au fil des pages…

Solidarité des gens de mer.

Sur les pontons, l’entraide et la solidarité ne sont pas un mythe. Quand quelqu’un a un souci, en parler à ses voisins suffit à voir surgir de multiples solutions de différents bateaux. Echange de matériel, d’outils, de compétences, de conseils, de paroles réconfortantes… Les exemples sont nombreux, car les solutions locales ne sont pas toujours faciles, il faut être autonome quand on voyage. Cette solidarité est un trésor que nous gardons précieusement et que nous espérons élargir à notre vie terrienne !

La mer n’est pas toujours un terrain de jeux

Peu avant de partir en transat, une nouvelle dramatique nous est parvenue : le catamaran Rêve d’o, que nous avions croisé à plusieurs reprises a fait naufrage avant d’arriver aux Açores et la fillette de 6 ans est décédée. Nous n’avons pas beaucoup d’informations, et toutes les familles en voyage sont secouées. Nous en parlons beaucoup entre équipages, car évidemment, tout le monde a la boule au ventre. Certains de nos enfants ont joué avec ceux de Rêve d’o. Tout le monde est conscient que le risque existe, mais quand cela arrive à une connaissance, il prend une autre dimension. Par contre, pas un mot avec nos familles ni à nos enfants. Nous conservons notre projet de traverser, alors surtout, ne pas inquiéter !
Nous avions fait le choix de prendre un routeur : une personne à terre qui a une vision plus large de la météo et qui nous aide à choisir notre route pour éviter de nous trouver dans une dépression. Alors l’histoire de cette famille qui se retrouve dans des conditions très difficiles renforce notre choix.
Tenir son enfant bleu dans ses bras… ce cauchemar m’a fait passer un certain nombre de mauvaises nuits. Sommes-nous inconscients d’entraîner nos enfants dans cette aventure périlleuse ?
Evidemment, on n’est jamais sûr de rien, mais après de multiples tergiversations, nous avons conclu que faire monter nos enfants quotidiennement dans notre voiture était encore plus risqué. Si l’on énumère la liste de tous les dangers, on ne part jamais. Surtout en mer !

Sélection d’escales

Depuis que nous sommes rentrés, la question est récurrente : « quelle est votre escale préférée ? »
Nous avons beaucoup de mal à y répondre. Elles sont toutes tellement différentes !
Et le fait d’apprécier une escale dépend de beaucoup de choses : l’état d’esprit dans lequel on est à cette période du voyage, les gens que l’on rencontre à ce moment là, les problèmes techniques que l’on peut éventuellement avoir à surmonter…
Essayons tout de même.
Les escales les plus fortes au niveau humain ont certainement été Roffangué au Sénégal et Flores aux Açores. L’accueil des habitants y a été inégalable !
Il y a en a certaines où nous étions en harmonie, tous ensembles, où notre rythme de vie était tranquille, centré autour de la plage et des balades, le bateau au mouillage dans une jolie baie. Nous étions « zens ». L’île de Graciosa et l’île de Lobos aux Canaries. La Casamance au Sénégal. Notre échappée aux Grenadines aux Antilles. Et notre robinsonnade dans le North Sound à Antigua.
Il y en a d’autres où nous avons avalé les kilomètres de balades et de découvertes, où nous en avons pris plein les yeux au niveau des paysages. Les volcans des Canaries, Santo Antao au Cap Vert, La Dominique aux Antilles, et incontestablement, les Açores!
Et certaines resteront dans nos mémoires car nous y avons mené notre petite vie avec d’autres équipages. La Gomera aux Canaries, Cariacou aux Antilles, Sainte Anne en Martinique, Anse Canot et Saint Louis à Marie Galante, Deshaie et Malendure en Guadeloupe, et toujours la plus forte : les Açores !
Evidemment, ces choix sont intimement liés à notre manière de voyager, au fait que nous sommes une famille avec de jeunes enfants. Nous avons abandonné nos grandes ambitions, nous avons fait le choix de faire moins d’escales et d’y rester un peu plus longtemps. A l’arrivée, il nous faut une journée pour découvrir les alentours proches, trouver la boulangerie… Une autre journée pour choisir ce que l’on va faire, trouver l’office de tourisme… Une troisième pour trouver un moyen de transport… Et enfin, on se balade ! Je caricature un peu, mais la réalité n’est pas loin ! Au départ, c’est pareil. Nous sommes bien moins efficaces dans les préparatifs de départ qu’un équipage d’adultes : la moitié de notre temps est pour les enfants !
Donc nous avons tenu compte de ces paramètres pour en profiter au maximum, à notre manière ! Mais une des choses que nous avons appréciée le plus est de voyager lentement, de prendre son temps. Quand on voyage pendant ses congés payés, le planning est défini à l’avance avec une cadence infernale : « on veut en profiter au max ! ». Alors qu’en voyageant longtemps, la philosophie change complètement : « On est bien ici? Restons-y ! »

Comment faites-vous pour manger ?

Nous faisons régulièrement de gros avitaillements, un peu comme pour une transat. Nous remplissons les coffres quand nous rencontrons un supermarché pas trop cher, et ensuite, il ne reste que le frais à acheter dans les marchés locaux. Ainsi, nous cuisinons comme à la maison, avec les découvertes en plus ! Quel plaisir de choisir ses légumes au marché, d’acheter son poisson au pêcheur, de tester de nouvelles recettes ! La cuisine fait partie intégrante du voyage. Nous avions choisi d’embarquer une bouteille de gaz de 13 kg ainsi que des petites camping gaz en dépannage, bien nous en a pris ! Nous avons rencontré plusieurs équipages qui ont été en panne de gaz pendant une traversée : quelle horreur ! C’est pire qu’une panne de gasoil ! Manger des pâtes crues ? Des conserves froides ? Pas de thé ni de café ? Pas de pain ? Imaginez !

Les grandes navigations, grand dilemme : avec ou sans équipier ?

La question n’est toujours pas tranchée après un certain nombre de traversées…
Il est indéniable que faire les quarts à deux est fatiguant alors qu’à trois ou quatre, le manque de sommeil est nettement moins important, c’est bien plus confortable.
Un autre point extrêmement important est que face à un problème technique ou à des conditions météo difficiles, le fait d’être plus d’adultes facilite les choses aussi. Face à un problème médical, nous n’avons pas d’expérience, mais cela doit être encore plus flagrant.

Mais vivre longtemps avec une ou plusieurs personnes « extérieures », dans un espace confiné, avec trois jeunes enfants « dynamiques », des parents pas toujours patients, est un véritable défi. Le temps, la fatigue, le manque d’espace et de confort, les difficultés météo… beaucoup de choses peuvent éroder une amitié naissante et un souhait de vivre l’aventure ensemble. Les rythmes et les manières de vivre sont tellement différentes d’une personne à l’autre ! Les premier jours, chacun fait des efforts pour s’adapter, pour surmonter des petites choses qui ne plaisent pas. Puis tous ces petits obstacles viennent se mettre en travers, la patience et la tolérance de chacun diminuent.

Nous avons eu trois expériences d’équipiers chacune différente.
Pour la transat aller, nous avons trouvé notre équipière par l’intermédiaire de la bourse aux équipiers. Morgane était inexpérimentée mais très volontaire. Elle s’est très bien adaptée et a tout appris très vite. Elle a sûrement fait des efforts pour nous supporter et on peut dire que c’était une très bonne expérience pour elle et pour nous.
Pour la transat retour jusqu’aux Açores, il y a moins de volontaires, car la plupart des équipiers de la transat aller poursuivent leur voyage en Amérique du Sud. Nous avons trouvé nos équipiers par une annonce dans une marina de Saint Martin. Quentin avait fait la transat aller et Lise travaillait en tant qu’équipière et plongeuse sur un catamaran de luxe. Le courant est bien passé lors des préparatifs. La première moitié de la transat s’est bien passée. Les tâches collectives étaient bien réparties, nous passions de bons moments ensemble. Puis des difficultés sont arrivées, nos rythmes de vie étaient différents, nous n’avons pas été assez souples, peut-être… La fin de la traversée s’est passée plus « froidement ». Chacun vivait de son côté en attendant l’arrivée avec impatience. Je pense que c’est moins facile pour un couple de s’adapter à une famille comme nous: un couple n’a pas besoin de relations extérieures, il peut se suffire à lui même. Par ailleurs, sept sur un bateau de 13m, c’est beaucoup et notre famille n’est pas facile tous les jours. Compte tenu de tout cela, nous pouvons dire que cette expérience a été mitigée, mais s’est bien passée finalement : nous avons réussi à arriver au bout en surmontant les difficultés !
Pour la dernière partie, nous pensions la faire seuls. Finalement, comme nous hébergions Amaury pour une nuit ou deux et qu’il n’avait pas de solution, nous lui avons proposé de rentrer avec nous. Nous étions bien conscients qu’il nous faudrait faire des efforts car même si nous nous entendions bien, nos modes de vie étaient réellement différents. Et nous avons fait l’erreur de ne pas définir les choses clairement avant de nous engager mutuellement, tant au niveau de la vie quotidienne que du fonctionnement du bord (entre autre, que le chef de bord prend les décisions). La conclusion est affligeante, cela s’est très mal terminé, nous avons cassé une amitié qui aurait perduré si nous n’avions pas vécu ensemble.
Nous n’avons pas testé la navigation « longue » avec un équipier « connu ». Peut-être est-ce plus facile ? En tous cas, chacun fait peut-être plus d’effort ? Par contre, si cela se termine mal, les conséquences sont plus grandes !
Voilà pourquoi, nous n’avons pas vraiment de conseil à donner : équipier ou pas équipier, that is the question !

Nous sommes en voyage, pas en vacances !

Il ne faut pas croire que nous sommes partis un an en vacances. En effet, même si nous ne travaillons pas, la vie quotidienne nous rattrape ! Tous les matins, il y a « école ». Nous avons choisi de suivre les cours du cned. Ils sont bien faits, mais c’est une grande contrainte pour un voyage d’un an. Peut-être aurions-nous pu pratiquer autrement. Une chose me rend totalement insatisfaite : ce sont les évaluations qui dirigent notre travail et non les acquis, les compétences, les connaissances…

Par ailleurs, il y a les courses, la cuisine, les lessives, l’entretien du bateau… Toutes ces choses qui sont déjà des corvées à terre mais qui à bord prennent encore plus de temps! En tous cas, nous sommes enchantés de retrouver notre lave-vaisselle, notre douche, notre machine à laver, de la place dans nos placards… La vie moderne, quoi !

Qu’est-ce qu ‘il reste ?

Une énorme richesse en nous ! Des images plein les yeux, des expériences plein la tête, des amis plein le cœur… Les difficultés, on les oublie. Il ne reste que les bonnes choses! Une myriade de choses incroyables !
Une envie d’aller de l’avant. Nous venons de nous prouver que tout est possible. Pas facile, mais possible ! Quand on a un rêve, malgré les difficultés, c’est possible d’aller au bout !
Des projets en construction. Pour l’instant, pas de grand projet bateau à court ou moyen terme. Un voyage en bateau plus long pointe le bout de son rêve, mais quand nous ne serons plus que deux !
Pour l’instant, nous posons doucement nos sacs à terre et réfléchissons à la suite. Qui vivra verra !

retour dans la rance: la boucle est bouclée!

Nous avons embarqué avec un équipage féminin et enfantin pour rapatrier le bateau dans la rance. Anne a pu se remémorer ses souvenirs de voile, nadine a eu du plaisir à observer les oiseaux,  youna a testé ses talents de reporter quand les dauphins sont venus jouer dans l’étrave,  Loïc à expérimenté les plaisirs de la pêche au maquereau,  Maël a eu du plaisir à accueillir ses cousins à bord!

La météo a  été favorable. Nous avons enchaîné le passage du raz de sein et du chenal du four à une vitesse vertigineuse. 10 noeuds de moyenne grâce au courant portant!

Par contre, on retrouve aussi les contraintes des courants contraires en manche!  Évidemment,  la marée n’est pas toujours dans le même sens. ..

Arrivée vers midi au port de saint cast. Rigolo de se faire accueillir par les copains de mariposa! Impression décalée de retrouver des copains de voyage chez nous!

Tout le monde se remet de ses émotions,  apprécie une balade sur la terre ferme et une nuit au calme.

Les Desble n’ont pas pu s’ empêcher de venir nous faire un petit coucou. Sympa!

Le lendemain au petit matin,  les Le Coz nous rejoignent et on appareille vers le barrage. Une sacrée expérience pour ces courageux aventuriers! Les Desble sont là pour nous acclamer au barrage. Nous rejoignons le Minihic poussés par le puissant courant des grandes marées.

Et là,  grande émotion quand le bateau est sur le ber derrière le tracteur… Nous le suivons en cortège. Ça y est,  c’est fini!

Tout le monde est réquisitionné pour faire la chaîne et vider ce qu’on peut. Merci à tous pour vos coups de main, vos soutiens,  vos encouragements. Vos commentaires nous ont fait plaisir tout au long de cette année.

Nous espérons vous avoir fait rêver autant que nous l’avons fait en suivant les blogs d’autres navigateurs avant nous.

Maintenant nous nous concentrons sur notre retour à la vie normale. .. ce n’est pas pas une mince affaire!  Il nous faudra une bonne dose de courage pour affronter les tempêtes de la vie quotidienne!

Retour en Bretagne: ça pêche!

Ca y est, nous voici rentrés au Guilvinec. Au petit matin, il y avait du monde sur la digue!

De bonnes conditions météo sur les 8 premiers jours, et on termine par un BMS avis de grand frais… Il fallait bien pimenter un peu cette fin de voyage!

Fait marquant de cette traversée: nous avons été les rois de la pêche!

2 belles daurades coryphènes, un thon de 12 kg, un espadon de 1,50m, et un petit thon de 6 kg.

 

faux départ, on se déroute sur Sao Miguel

Éric avait fait changer les charbons du moteur du pilote par un pro du Marin en martinique. Mauvaise idée car ils ont oublié de remettre une cale. Résultat, les roulements se sont détruits au fur et à mesure.

Une fois partis de terceira, jeudi, il est tombé en panne. Après toute une batterie de tests,  nous nous sommes déroutés sur Sao Miguel pour réparer. Nous y sommes arrivés vendredi matin.

La solidarité maritime n’est pas un mythe.

Méléos nous a proposé son moteur de rechange. Après vérifications, cela devait coller. Le hic c’est que Méléos est à Sao jorge. .. rien ne nous effraie!  Seb a confié son précieux colis à un papy et une mamy qui embarquaient dans l’avion et nous l’avons réceptionné samedi soir.

Dimanche, journée de tests, de plans pour adapter les éléments ensemble. Lundi, recherche de matos, d’un atelier de mécanique pour fabriquer des pièces. Amaury a déniché une caverne d’ali baba dans un garage volvo, et cela a été expédié. Installation en fin de journée,  ça marche, hourra. Mardi balade. Mercredi départ,  deuxième round. Pas facile pour le moral ni pour les nerfs mais grâce à Méléos,  cette dernière panne non négligeable a été réglée tambour battant.